Mercredi 7 décembre 2011
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Les chiffres sont publiés dans le rapport 2011 du Cnuced sur l’appropriation des Technologies de l’information et de la communication (Tic) dans les entreprises.Selon la Conférence des Nations
unies pour le commerce et le développement (Cnuced), «le rapport 2011 sur l’économie de l’information révèle que les Tic sont souvent absentes des stratégies de développement du secteur privé et
que ni les responsables politiques ni les propriétaires de Microentreprises et les petites et entreprises (Mpe) dans les pays en développement ne tirent pleinement parti des nouvelles possibilités
que ces technologies offrent». Un constat qui est valable pour bon nombre de pays africains et en développement. Avec cependant des singularités qui sortent du lot, et ce sont généralement les pays
du Maghreb pour ce qui est de l’Afrique. Il ressort pourtant du rapport présenté le 21 octobre dernier au Centre d'études et de recherche en sciences économiques et de gestion (Cereg) de Yaoundé
que le téléphone mobile est l’outil le mieux utilisé au sein des petites entreprises. Et que l’on est passé de 13% en 2005 à plus de 42% en 2010. Et les usages courants sont les Sms, l’internet via
le téléphone, et de plus en plus les services bancaires. On note que dans le cadre de ces usages, le service bancaire occupe 24% au Cameroun, contre 42% en Tunisie. Mais dans l’ensemble, on note
que «dans des pays comme l’Uruguay, la Tunisie, seulement un peu plus de la moitié des petites entreprises (10-49 personnes) utilisent réellement les Tic en leurs seins». « Doing business » Au
cours de la cérémonie de présentation du rapport au, le Pr Assiga Ateba Modeste, conseiller technique du premier ministre, a indiqué que «l’amélioration du climat des affaires est la préoccupation
du gouvernement». Pour preuve, «la procédure de création d’entreprise qui a été allégée. Tout est indiqué sur internet. La procédure consiste à vérifier la régularité et d’appeler le concerné
éventuellement pour compléter son dossier», dit-il. Dans un pays classé 168ème mondial dans le classement Doing business de la Banque mondiale. Ainsi, le pays semble plus que jamais concerné par
l’urgence d’investir dans les technologies de l’information et de la communication. Et le rapport indique que «plus de 60.000 Camerounais travaillent dans le secteur des Tic formel, alors que
200.000 autres travaillent dans l’informel». Ce qui semble confirmer que «le taux de croissance annuel du secteur des Tic est passé de 15% à 46% entre 2000 et 2008». Alors qu’«au Kenya, le secteur
des Tic est en progression dans le produit intérieur brut, de l’ordre de 24%». Et Henri Ngoa Tabi, le directeur du Cereg, le présentateur, souligne que «c’est un record en Afrique». Malgré les
bonnes intentions des uns et des autres, au moins 20 pays africains n’ont pas encore le service à haut débit, tandis que «environ 90% des petites entreprises des pays développés bénéficient d’un
accès rapide à internet». Le Cameroun ne figure pas parmi les pays utilisant l’internet par accès haut débit fixe. alors que le Lesotho y est depuis 2008. Tout comme il est dit que «dans les pays
en développement, il y a 300 millions de femmes de moins que d’hommes qui possèdent un téléphone portable». Alors que pour Ban Ki-Moon, «même si certains pays profitent déjà des liens étroits
existant entre les Tic et le développement du secteur privé, il leur reste beaucoup à faire pour que les Tic deviennent un facteur puisant d’amélioration de la compétitivité de leur secteur privé».
Cybercriminalité En ce qui concerne le Cameroun, la loi sur le e-commerce est en cours d’élaboration d’autres textes sont déjà prises et son en attente d’application ; et la loi sur la
cybercriminalité existe déjà», peut même se vanter le Pr Assiga Ateba Modeste. Tout comme le rapport cite des pays comme le mali, le Ghana et le Nigeria qui ont résolument engagé des actions en vue
du développement des infrastructures dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. En bonne place le Ghana où le partenariat secteur privé et secteur public se donnent
la main pou y parvenir. Contrairement à la plupart des pays où «peu d’illustrations sont perceptibles». Loin des pays d’Asie pacifique. D’après le rapport, «beaucoup de pays ont des politiques,
lois et législations qui favorisent le développement et l’usage des Tic». A cet effet, le rapport formule des recommandations. Notamment d’inclure des modules sur des Tic dans les programmes de
formation destinées aux entreprises, mieux mobiliser les Tic à l’appui des femmes chefs d’entreprise, tirer parti des services monétaires mobiles pour rendre les marchés financiers plus accessibles
à tous, utiliser des outils fondés sur les Tic pour réduire le coût des transactions commerciales et aider les pme à commercialiser leurs produits et services sur les marchés nationaux et
internationaux.
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