Jeudi 12 janvier 2012
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En 2012, l'Afrique se met au tactile. On pourra bientôt lire sur un cousin africain de l’iPad. Ou faire surveiller son cœur par un Cardiopad. Alors, prêt à sauter le pas ? En janvier dernier, la
crédibilité de Vérone Mankou, 25 ans, porteur du projet de première tablette tactile africaine, n’était pas – de son propre aveu – très élevée. Douze mois plus tard, il est le patron de la start-up
la plus en vue au Congo-Brazzaville. Sa création, baptisée Way-C, est sur le point d’être commercialisée dans une dizaine de pays d’Afrique et vient d’être choisie pour un important programme
éducatif. Avec à la clé, la garantie d’écouler 200 000 exemplaires, vingt fois plus qu’espéré au départ. Vendue à partir de 230 euros, la tablette ne joue pas la carte low cost. Son microprocesseur
de 1,2 GHz ainsi que sa mémoire vive de 512 Mo satisferont la majorité des utilisateurs. Seuls bémols, l’absence d’une carte SIM – ce qui rend impossible une connexion à un réseau mobile – et un
écran de seulement 7 pouces. Il n’empêche, Vérone Mankou savoure le chemin parcouru : « À force de persévérance, j’y suis arrivé ! » Si les premières tablettes sont fabriquées en Chine, une chaîne
de production doit voir le jour au Congo. Le secteur de la santé pourrait aussi tirer profit de l’émergence de ce nouveau type de terminal. Au Cameroun, Arthur Zang, 24 ans, a imaginé une tablette
capable d’enregistrer à distance le rythme cardiaque des patients. Grâce au Cardiopad, plus besoin de se déplacer dans les rares hôpitaux dotés d’un service spécialisé pour consulter. Avec 30 000
euros, le jeune ingénieur assure être capable de doter les dix régions de son pays d’au moins deux centres de télécardiologie. Mais pour le moment, sauver des vies n’attire pas les investisseurs…
Vérone Mankou, le concepteur de la première tablette tactile africaine. © Vincent Fournier pour J.A.
Par Vincent Fournier pour J.A.
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Publié dans : ACTUALITE SUR LES TIC ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE
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